Le cold brew : la nouvelle icône de l'été

     

 

Une histoire qui prend le large

Petit rappel historique, parce que le cold brew mérite mieux qu'une simple étiquette "Trends". Ses origines remontent au XVIIe siècle. Si certains l’associent directement au Japon, une autre voix s’élève du côté de l’Europe. C'est sur les navires hollandais sillonnant les mers d'Asie que l’on trouverait ses premières traces. Les marins, dans l’impossibilité d'allumer un feu à bord, auraient fait infuser le café dans de l'eau froide. Malin !
Ingénieux et précurseurs, les premiers baristas atteignent le Japon. C’est alors que cette méthode s'est métamorphosée en art, le "Kyoto style". Ce processus d'extraction goutte à goutte, aussi lent que méditatif, pouvait prendre jusqu’à 48 heures. Les moines japonais en raffolaient pour sa concentration en arômes et son absence d'amertume. Un argument de poids pour tous les détracteurs qui détestent cette saveur. C’est en 1964 que l'ingénieur américain Todd Simpson popularise la méthode à grande échelle avec son système Toddy.

Le come-back du siècle

Longtemps, le cold brew est resté affaire de connaisseurs. Et puis, comme souvent, la tendance s’inverse. Selon la National Coffee Association, sa consommation aux États-Unis a bondi de plus de 300% depuis 2016 (rapport 2023). En Europe, la courbe suit la même trajectoire selon Fortune Business Insights. Évalué à 1,19 milliard de dollars en 2025 (30,85
% du chiffre d'affaires total), il devrait atteindre 1,47 milliard de dollars en 2026. Un marché boosté à la caféine infusée.
Les raisons ? Elles sont aussi simples que paradoxales. Le cold brew est moins amer et acide que le café classique, une qualité appréciée des estomacs sensibles. Moins corsé en apparence, il est pourtant souvent plus riche en caféine. Plus lent à préparer, mais avec des effets décuplés. Des goûts moins tranchants, mais avec une richesse aromatique renforcée. Il prend son temps, pour vous en faire gagner, en qualité.

Slow life, fast caffeine

Le plus merveilleux dans tout cela, c’est que ses qualités ne s’arrêtent pas là. S’il est réjouissant, gustativement parlant, il est également étonnamment accessible. Pas besoin d'une tour en verre à 400 euros digne d'un labo (on vous fait fi des lunettes qui vont avec).
Un bocal, du café grossièrement moulu, de l'eau froide, une nuit au réfrigérateur… Vous voici devenu barista. Un rituel du matin simple et efficace. Ouvrir votre frigo, filtrer (un simple torchon bien propre peut faire l’affaire), quelques glaçons… Si vous voulez pousser le vice, un peu de lait et le voici fin prêt.
C'est peut-être là le paradoxe le plus séduisant du cold brew. Une boisson qui prend des heures à se préparer, dans un monde où tout va trop vite. Une forme de résistance ou de pied de nez, pas militante pour deux capsules, mais bien réelle. On prépare son cold brew la veille comme on prépare une bonne chose, sans précipitation, mais avec un brin d’anticipation, surtout si vous le préparez maison.

 

Inscrivez-vous à la newsletter Segafredo

En renseignant votre adresse e-mail ci-dessous, vous consentez à recevoir par e-mail les actualités Segafredo et vous acceptez notre politique de confidentialité.

Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via les liens de désinscription.

Form by ChronoForms - ChronoEngine.com